Nos Actions‎ > ‎

Éducation


Toujours dans l'optique initiale d'endiguer l'exode rural de Ndem, l'Association des Villageois de Ndem a rapidement compris la nécessité de permettre la scolarisation des enfants sur place mais aussi des formations pour les adultes.

Mise en place d'un Centre de Formation Professionnelle

Création d'un programme de formation en alternance à l'intention des jeunes dans l’artisanat ou le maraîchage biologique pour leur permettre d'avoir accès à une formation professionnalisante afin qu’ils puissent, pour ceux qui le choisissent, devenir de futurs acteurs socio-économique de la zone, échappant à la fatalité de l'exode rural.

Ces 10 dernières années, le centre des métiers de Ndem aura formé plus de 200 personnes dans les domaines suivants : teinture, tannage, métal et confection. Le centre a accueilli également les nombreux groupements et associations sénégalaises sollicitant des formations ou un appui-conseil et des stagiaires (sollicitant un savoir faire local dans le cadre d’échanges interculturels). Le besoin de séparer la formation de la production à pousser à la création d’un centre de formation autonome. L'association des étudiants en pharmacie de Bordeaux a aidé à la construction de 3 bâtiments.

École primaire, maternelle et bibliothèque

Grâce au soutien de plusieurs partenariats étrangers (l'association coopération coup de main en Suisse, l’école Montessori de Munich, l'association Jatur suisse), l’éducation nationale  sénégalaise et la Banque Mondiale, 6 classes et une case des touts petits ont été construites. Une bibliothèque a aussi été mise en place, ses livres et de table-bancs ont été fournis par l'association Espérance Casamance.

Les premières années, les cours ont été assurés par des bénévoles qui enseignaient pour moitié en arabe et pour moitié en français. Face à la réussite et au taux de fréquentation de l'école, l’État a progressivement affecté des instituteurs, aujourd’hui au nombre de 8, plus 3 pour la maternelle.

Collège

Après la maternelle et l'école primaire, le ministère de l’éducation a pu, en 2009, envoyer des professeurs dans des locaux provisoires mis à disposition par l'ONG de Ndem afin d'ouvrir des classes de collège. Ceci permettant aux élèves de poursuivre leurs études sans devoir se rendre à Bambey (frais de logement, conditions de vie et d'éloignement difficiles). Grâce à la communauté rurale de Ngogom et l'ONG, le collège a construit 2 classes, des sanitaires et un bureau. Il reste encore à réaliser une clôture d’enceinte des locaux en dehors de l'école primaire.

Les élèves du collège, venant parfois de fort loin, bénéficient également de la cantine scolaire, moyennant une participation en nature des parents.

En conclusion, depuis la création des premiers bâtiments, les effectifs d’élèves ne font qu’augmenter, et s'élèvent à 350 pour le primaire, 60 pour le collège, 64 pour la maternelle, provenant d'une dizaine de villages environnants.

Malheureusement, vu les classes supplémentaires et le besoin en cases pouvant accueillir tous les enseignants du primaire et du secondaire (ceux-ci venant de l'extérieur, il faut pouvoir les loger, leur offrir un repas et une salle d'eau), le nombre de locaux disponibles est aujourd'hui insuffisant.

Il existe actuellement seulement 4 cases à cet effet.

Cantine

Dû à l'éloignement des élèves, (qui habitent parfois jusqu'à 4 km de l'école), une cantine scolaire fut mise en place grâce au soutien de la commune de Meyrin Suisse; puis fut soutenue au fil des ans par l'association Solidarité Ndem Genève, l'association Caedas et l'association belge With Them.

Cette cantine est actuellement soutenue par l’association 'Solidarité Ndem France’ en partenariat avec le lycée de Plaisir (en région parisienne) et par les bénéfices de la vente de cartes postales.